Lorsque Valentine de Saint-Point (1875-1953), arrière-petite-nièce de Lamartine, publie en 1912 La Soif et les mirages, elle est déjà une écrivaine reconnue, autrice de plusieurs romans et recueils de poésies, et organisatrice des soirées apolliniennes dans son atelier parisien où se côtoient de nombreux artistes. Cette publication intervient dans une période d’effervescence intellectuelle à laquelle elle prend part, notamment avec la publication du Manifeste de la Femme futuriste le 25 mars 1912. Tout en s’inscrivant dans ce mouvement initié par Filippo Tommaso Marinetti, l’ouvrage s’en écarte par sa dimension spirituelle et mystique : le poète est lumière qui féconde le monde, il est le Grand Tout, dont l’ultime désir est de s’anéantir afin de ressusciter.
Dar al-Mudarris
Aleppoart

